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Tourisme durable, responsable, équitable… : de quoi parle-t-on ?

30/07/2021

Tourisme durable, responsable, équitable… : de quoi parle-t-on ?

Tourisme durable, tourisme vert, écotourisme, tourisme responsable, tourisme équitable… Ces termes sont partout et pourtant ils sont encore assez méconnus dans leur essence. Parfois victimes de leur poids sémantique ou encore de mauvais usages commerciaux et marketing, ils ne font pas toujours l’unanimité auprès du public. Aujourd’hui, nous mettons en lumière ces termes, dont leur compréhension est aussi importante que nécessaire pour éviter les amalgames et assurer le tourisme positif de demain.

Aux origines des malentendus et des amalgames
Pour comprendre comment nous en sommes arrivés à dire « c’est la même chose” ou encore d’attiser la méfiance du grand public sur des concepts vertueux, il faut remonter approximativement dans les années 90 où l’arrivée du modèle du développement durable rencontre l’industrie touristique afin de faire face aux premiers effets néfastes sociaux, environnementaux et politiques constatés. C’est cette union qui donnera naissance au tourisme durable, englobant toutes les formes de tourisme respectueuses de l’environnement et soucieuses du bien-être des populations locales d’un point de vue économique, social et culturel.

« Un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil. » Voici la définition des principes du tourisme durable officiellement donnée durant la conférence de Lanzarotte en 1995.

À partir de cet événement, l’industrie a loupé le coche comme dirait-on, celui qui représente l’étape de compréhension, de sensibilisation et d’intégration du concept de la part des offreurs afin de pouvoir le communiquer, le partager et ainsi le vendre au public. C’est ainsi que le tourisme durable, bien qu’il représente tout le potentiel d’un nouveau paradigme dans l’industrie, est devenu un produit de consommation de niche.

 

Une communication qui n’a pas été adaptée
À l’origine, le terme de tourisme durable est une expression traduite directement de l’anglais « sustainable tourism », utilisée par les institutions du tourisme et les professionnels de l’industrie. Par la suite, son utilisation a subi une mauvaise adaptation de communication et marketing pour le marché et parfois de mauvais usage que l’on traduirait de greenwashing.

Il est ainsi devenu “passe-partout” et a fini par troubler l’audience jusqu’à la rendre méfiante, n’ayant pas d’information concrète et de compréhension optimale sur ces nouvelles pratiques. Avec la multiplication des termes sur le marché et, parallèlement, au développement des formes de tourisme alternatif, les amalgames ont commencé à s’affirmer de plus en plus auprès du public et des professionnels derrière une certaine logique de tendance et de marketing.

 

Tourisme durable et tourisme responsable : une subtilité qui marque la différence
Quant au tourisme responsable, il désigne la démarche de responsabilité, de la part du touriste ou du voyagiste, concernant sa manière d’aborder le tourisme. L’OMT utilise ce terme pour définir la responsabilité managériale des structures touristiques quant à leur impact économique, social et environnemental ainsi qu’à la responsabilité directe du client et sa conscience sociale.

C’est à partir de ces deux piliers que se développent par la suite plusieurs types de tourisme. Plusieurs dénominations qui recouvrent chacune une ou plusieurs parties des aspects pris en compte dans la philosophie du développement durable et ses 17 objectifs.

 

Dans la famille du tourisme durable, je voudrais …
C’est notamment dans cette grande famille du tourisme durable que l’on retrouve souvent l’amalgame entre tourisme vert et écotourisme. L’un représente toutes les activités et les offres touristiques liées à la nature et ses espaces verts en général et l’autre englobe plus subtilement les notions d’écosystème et d’écologie avec des offres mettant en relation les formes de vie (humain, faune et flore) avec son environnement au travers de l’observation, l’éducation et l’interprétation. Cette dernière permet de générer des impacts environnementaux et socio-culturels positifs, en favorisant la protection des zones naturelles et en représentant une source financière viable pour les communautés d’accueil.

Pour aller plus loin dans les définitions des formes de tourisme que constitue le tourisme durable, nous retrouvons :

- Le tourisme communautaire est une forme gérée directement par les communautés locales et dont le bénéfice des activités leur revient directement sous une forme socio-économique.
- Le tourisme participatif propose au voyageur un rôle différent au sein de la destination par une participation active dans la vie locale (parfois appelée volontariat), réinventant notamment cette relation entre touriste et locaux. Il désigne également le fait de faire participer la population locale aux activités touristiques développées.
- Le tourisme humanitaire permet l’amélioration des conditions de vie des populations locales en proposant au voyageur un engagement optimal au travers d’aide ainsi que de transmission et partage de savoir.
 - Le tourisme équitable s’inspire directement du commerce équitable où l’implémentation d’une activité touristique s’engage à respecter les intérêts des communautés locales à niveau économique.
- Le slow tourisme, inspiré de la philosophie slow life, propose une consommation touristique plus douce au travers du comportement du voyageur et des moyens utilisés.
- L’agrotourisme propose une diversification d’activité du milieu agricole en accueillant les touristes autour de plusieurs activités thématiques, et permettant de faciliter la relation avec les producteurs et ainsi que la sensibilisation envers leur environnement.
- Le tourisme solidaire induit une participation financière du voyageur ou du voyagiste, pour soutenir des projets locaux et maintenir ou améliorer la qualité de vie des populations locales.


C’est donc une attention particulière envers les usages sémantiques, les adaptations de communication et des méthodes marketing qu’il faut porter afin d’éviter tout malentendu au sein de l’industrie, notamment auprès du grand public. Des comportements conscients et responsables pour entreprendre le tourisme autrement et permettre aux touristes de voyager différemment.